PRIX DES CARBURANTS : MON AUTOMOBILE CLUB SOUTIENT L’ASSOCIATION « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » QUI manifeste avec L’OPÉRATION « COÛT DE POMPE »

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argentEmmanuel MACRON avait prévenu : « Nous augmenterons progressivement la taxe carbone pour atteindre 100 €/tCO2 en 2030 (…). La fiscalité qui est appliquée au diesel sera alignée sur celle de l’essence d’ici la fin du quinquennat (…). Cela aura un impact à la hausse sur la fiscalité des carburants »[1]. À peine quelques mois après son élection à la tête de l’État français, le nouveau Président de la République faisait donc voter ces dispositions, qui sont entrées en vigueur dès le 1er janvier 2018.

Pour les consommateurs, cela s’est traduit par une augmentation du prix du litre de gazole à la pompe de 7,6 centimes d’euros (+11,9%), mais aussi par une augmentation de 3,9 centimes d’euros (+4,9%) par litre d’essence sans plomb.

Si les Français admettent aujourd’hui l’idée d’un rééquilibrage de la fiscalité sur les carburants, il est évident que, pour répondre à leurs impératifs budgétaires, celui-ci devrait se traduire par une baisse des taxes sur l’essence sans plomb ; il en va de la santé financière de nos foyers. Alors comment interpréter cette hausse globale de la fiscalité sur les carburants autrement que par une volonté politique franchement hostile à l’automobiliste ? Et comment accepter que cette hostilité sans fondement ait aujourd’hui pour conséquence la dégradation de la qualité de vie de nombreux foyers, dont le seul crime est d’avoir besoin au quotidien d’un moyen de transport fiable et efficace ?

 

C’est parce que l’association « 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club refusent cette flambée organisée des prix des carburants et ses conséquences néfastes sur le pouvoir d’achat des Français que l’associationa lancéle lundi 17 septembre 2018, l’opération « Coût de pompe » (www.coutdepompe.com), une manifestation au cours de laquelle les automobilistes sont invités à adresser leur ticket de carburant et un courrier (à télécharger sur le site Internet) au Président de la République, pour l’interpeller sur la dégradation de leur pouvoir d’achat. Par cette campagne, l’association demande au Gouvernement d’alléger les taxes qui pèsent sur les carburants et en font désormais des produits de luxe, plongeant les ménages les plus dépendants à l’automobile en situation de précarité énergétique et réduisant dangereusement leur accès à la mobilité.

 

Chers carburants…

Les prix des carburants à la pompe sont actuellement au plus haut, dangereusement proches des records de 2012. Cette année-là, le ministre des Finances envisageait diverses mesures pour soulager le porte-monnaie des Français…

Mais ce temps semble révolu : « avec Emmanuel MACRON, c’est l’État qui organise l’envolée des prix et le matraquage des automobilistes à ‘coût de pompe’. L’augmentation démesurée de la taxe sur les produits énergétiques et la double imposition que constitue la TVA (une aberration !) nous conduisent tout droit à un litre de carburant à plus de 2 euros dans quelques années à peine. La conséquence directe, c’est l’augmentation du budget alloué aux transports par les ménages et une précarisation énergétique des plus fragiles d’entre eux » révèle Pierre CHASSERAY, délégué général de « 40 millions d’automobilistes ».

 

Les ménages les moins aisés sont aussi ceux qui dépensent le plus en carburant

Une étude de l’INSEE[2] explique en effet que les transports représentent désormais le deuxième poste budgétaire des Français, après le logement et avant l’alimentation ; ceux-ci dépensent en moyenne 1 740 € par an pour s’approvisionner en carburant. Les ménages résidant en zone périurbaine et en zone rurale sont ceux qui utilisent le plus leur voiture individuelle (parce qu’ils ne disposent pas de moyen de transport alternatif efficace) et ont les dépenses énergétiques liées à la mobilité les plus élevées. Pourtant, ces foyers sont aussi en moyenne ceux qui ont les revenus les plus bas.

Parce qu’ils sont contraints aujourd’hui de consacrer une part plus importante de leurs revenus à leurs déplacements, de nombreux Français ajustent leur budget en réduisant leurs dépenses de consommation (alimentation, chauffage…) et de loisirs (tourisme, activités sportives et culturelles…). La perte de pouvoir d’achat liée à l’augmentation des prix des carburants a donc des répercussions directes sur leur mobilité et sur leur qualité de vie.

« Plutôt que d’augmenter la fiscalité sur les carburants, Emmanuel MACRON devrait davantage se soucier de rendre accessible à tous les produits de première nécessité. Et les carburants en font partie : sans carburant, il est impossible aux Français qui ne résident pas en ville de trouver un travail et de s’y rendre, de réaliser leurs achats alimentaires, d’accéder aux services administratifs et de santé… C’est pourquoi nous demandons une baisse de la fiscalité sur les carburants » commente Daniel QUÉRO, président de l’association.

 

« Coût de pompe » : réduire les taxes, rendre du pouvoir d’achat, préserver la mobilité

Avec l’opération « Coût de pompe », l’association « 40 millions d’automobilistes » demande au Gouvernement d’appliquer un taux réduit de TVA sur les carburants routiers et d’abaisser le montant de la TICPE aux niveaux des minima applicables en Europe sur décision du Conseil de l’Union européenne, soit 0,359 €/L d’essence (au lieu de 0,6829 €/L actuellement) et 0,33 €/L de gazole (contre 0,594 €/L).

Pour soutenir ces propositions, l’association appelle les automobilistes soucieux de préserver leur droit à la mobilité à télécharger le courrier disponible sur le site Internet www.coutdepompe.com, d’y joindre leur ticket de carburant et d’adresser le tout au Président de la République. L’envoi d’un courrier au Président de la République ne nécessite aucun affranchissement.

«Cette démarche a pour but de montrer à Emmanuel MACRON l’ampleur des difficultés rencontrées chaque jour par les Français pour utiliser leur véhicule. Il est important que chacun se mobilise pour que ce combat s’impose dans les plus hautes sphères et amène nos dirigeants à prendre des mesures plus justes » conclut Rémy Rodriguez, président de Mon Automobile Club.

 
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