Hausse de la mortalité routière : pour Mon Automobile Club et « 40 Millions d’Automobilistes », la sécurité routière n’a pas su anticiper la reprise de la circulation et faire évoluer sa politique pour s’attaquer aux vraies causes de l’accidentalité.

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40MAujourd’hui, lundi 15 novembre 2021, la Sécurité routière fait part d’une hausse des indicateurs de l’accidentalité et de la mortalité routières en octobre 2021 par rapport au mois d’octobre 2020, mais aussi au mois d’octobre 2019, alors que la crise sanitaire n’avait pas encore frappé la France.

Ce sont ainsi 294 personnes qui ont perdu la vie sur les routes françaises le mois dernier (+45 % par rapport à 2020 et +14 % par rapport à 2019) et 7 149 qui ont été blessées au cours d’un accident (+31 % par rapport à 2020 et +10 % par rapport à 2019).

Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », ces augmentations – qui concernent toutes les catégories d’usagers de la route – sont dues au retour « à la normale » de la circulation routière et à l’inadéquation de la politique menée par la Sécurité routière avec les véritables causes de l’accidentalité. L’association appelle à penser différemment la sécurité routière et à en finir avec le tout-radar, dont l’efficacité a désormais atteint ses limites.

« La hausse du nombre et de la fréquence des déplacements routiers que l’on constate depuis cet été (augmentation des embouteillages aux heures de pointe, hausse des livraisons de carburants routiers…), après une réduction très nette en raison des confinements et des restrictions de déplacements, engendre malheureusement une hausse mécanique du nombre d’accidents de la route. Aussi, il n’est pas anormal de renouer aujourd’hui avec les chiffres d’avant la crise sanitaire. Ce qui l’est moins, c’est de constater une augmentation de ces indicateurs. Cela démontre que l’on n’a pas progressé en la matière au cours de ces 2 dernières années » estime M. Rémy Rodriguez Président de Mon Automobile Club.

L’association regrette ainsi que le ministère de l’Intérieur et la Sécurité routière n’aient pas anticipé cette reprise de la circulation routière, pourtant prévisible, et adapté leur politique et leur action en conséquence :

« Un récent rapport d’évaluation de la Cour des Comptes a estimé qu’il était nécessaire de repenser en profondeur la politique de sécurité routière pour parvenir à renouer avec une baisse durable de la mortalité routière. Le bilan d’octobre 2021 le dit d’une autre façon : la Sécurité routière ne s’attaque pas aux vraies causes de l’accidentalité et les usagers en payent les conséquences. Il va donc falloir urgemment changer de logiciel et combattre efficacement l’alcoolémie, les stupéfiants, le téléphone au volant… plutôt que de persister dans le développement à outrance des radars et la répression excessive des petits excès de vitesse, si l’on ne veut pas assister à un désastre sur nos routes dans les mois à venir » conclut Pierre CHASSERAY, délégué général de l’association.

 
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