Vignette écologique : « 40 millions d’automobilistes » et MON AUTOMOBILE CLUB dénoncent le clivage social

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nogasoilDans un article paru aujourd’hui, mercredi 4 février 2015, dans le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie et des Transports, annonce le retour de la « pastille » écologique, destinée à identifier les véhicules en fonction de leurs performances environnementales et de leur impact sur la qualité de l’air. Parallèlement au retour de la vignette, la Ministre entend instaurer des « zones à basses émissions » dans lesquelles seuls certains types de véhicules seront autorisés à circuler.

 Le nouveau système de pastilles que Ségolène Royal souhaite mettre en place est destiné à identifier les véhicules jugés les plus polluants pour leur interdire de rouler lors des pics de pollution et dans les « zones à basses émissions », dont la première pourrait voir le jour dès cet été à Paris. Selon la Ministre, tous les véhicules diesel antérieurs à 2005 et non-équipés de filtre à particules sont ainsi destinés à disparaître, au profit des « véhicules propres » (comprendre par ce terme les voitures électriques et hybrides).

 

 

 Pour l’association « 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club, cette mesure est une aberration, tant du point de vue environnemental qu’économique et social. « C’est au moment où la motorisation diesel est la plus propre et n’émet plus de particules que le Gouvernement français entend sortir du diesel » s’indigne Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

 Partout dans le monde, les nouveaux véhicules diesel bénéficient en effet d’équipements de dépollution particulièrement efficaces qui les rendent aussi « sobres » que les véhicules essence. Il est donc parfaitement injustifié d’un point de vue environnemental de chercher à éliminer cette motorisation. Concernant les « vieux diesel », des solutions existent pour les équiper en seconde monte de systèmes de dépollution et donc leur permettre de réduire leurs émissions polluantes au niveau des dernières normes en vigueur ; il est donc inutile et injuste socialement de contraindre des ménages à changer de véhicule alors qu’ils n’en ont pas les moyens.

 Pour aider ces foyers, le Premier ministre aurait décidé d’aides financières sous formes de prime à l’achat pour l’acquisition d’une voiture électrique, hybride ou essence neuve émettant moins de 110g de CO2 / km. Mais pour Rémy Rodriguez, président de de Mon Automobile Club, « Ce n’est pas suffisant et cela ne correspond pas aux besoins de mobilité des Français. Ce qu’il faut, c’est un crédit d’impôt pour équiper les anciens véhicules de systèmes de dépollution et une prime à l’achat pour l’acquisition de tout véhicule, neuf ou d’occasion, de meilleure qualification écologique ».

 Pour l’association et l’Automobile Club, l’achat de voitures électriques ou hybrides doit effectivement être encouragé pour les automobilistes qui en ont l’utilité relativement peu souvent mais nous rappelons que ces véhicules ne répondent pas aux besoins de mobilité de la plupart des automobilistes.

 « 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club tiennent à rappeler que tout véhicule a un impact sur l’environnement. Et s’il est vrai qu’une voiture électrique n’émet pas de pollution à l’usage, elle pollue avant et après : lors de sa conception, parce qu’elle fait appel à l’énergie nucléaire qui n’est pas une énergie complétement propre (il n’existe d’ailleurs aucune énergie totalement propre), lors de son fonctionnement et de sa destruction, elle impose le stockage de déchets radioactifs tels l’uranium. Quant aux batteries il faut aussi stocker après usage le  lithium polluant  contenu dans les batteries.

 
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