Amélioration des chiffres de la sécurité routière pour les automobilistes

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Alors que les chiffres de la sécurité viennent d'être dévoilés avec une augmentation de 21% de la mortalité sur les routes de France en mai 2022, l'association « 40 millions d'automobilistes » et Mon Automobile Club rappellent que la tendance est à la baisse (-2%) pour les décès des conducteurs de voitures.

« Personne ne peut se réjouir de ces chiffres encore trop hauts. » constate Rémy Rodriguez, Président de Mon Automobile Club, faisant référence aux 130 décès d'automobilistes sur nos routes en mai 2022.

« Cependant, nous devons constater que la part des automobilistes est à présent minoritaire dans les chiffres de la sécurité routière par rapport aux autres modes de déplacements » ajoute-t-il.

« En revanche, l’État semble incapable de faire infléchir fortement cette courbe en se préoccupant des réelsfléaux routiers. La multiplication des radars n'a plus aucun effet » complète Pierre Chasseray, Délégué Général de l'association.

L'association « 40 millions d'automobilistes » rappelle que le retour à 90 km/h sur les routes départementales n'a pas engendré de hausse de la mortalité, preuve supplémentaire de l'inefficacité de la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h.

« Nous devons au plus vite corriger cette erreur et redonner une cohérence de limitation de vitesse à nos routes en revenant à une règle simple et acceptée du 90km/h » conclut Pierre Chasseray.

L'association « 40 millions d'automobilistes » et Mon Automobile Club prennent acte de l'augmentation exponentielle (+370%) de la mortalité des cyclistes et appelle à une vraie politique de sensibilisation et d'éducation routière à l'égard des utilisateurs de bicyclettes ainsi qu'à davantage de contrôles en ville (passage au feux rouges, refus de priorité, téléphone au guidon, oreillettes et casques audio...).

Nouveaux panneaux radars : « 40 millions d’automobilistes » et mon Automobile Club dénoncent une signalisation moins précise visant à piéger et verbaliser davantage les usagers de la route.

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Après deux tentatives – la première en 2007 et la deuxième en 2011, qui avaient fait grand bruit– la Sécurité routière va-t-elle cette fois parvenir à ses fins et annihiler la signalisation des radars de vitesse ? C’est la question que l’on est légitimement en droit de se poser, alors que la campagne de suppression des panneaux implantés aux abords des radars fixes s’est accélérée ces derniers mois. L’ancienne signalisation verticale est ainsi progressivement remplacée par de nouveaux panneaux, indiquant non plus qu’un appareil de contrôle-sanction automatique de la vitesse est situé quelques centaines de mètres plus loin, mais qu’il existe une probabilité de croiser un tel dispositif (radar-tourelle, radar-tronçon, radar-chantier ou même radar-leurre) sur une distance de plusieurs (dizaines de) kilomètres.

Aujourd’hui, vendredi 13 mai 2022, l’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce une manœuvre de la Sécurité routière visant à piéger les usagers de la route en rendant moins visible et moins fréquente la signalisation des radars automatiques, alors même que le ministère de l’Intérieur a récemment révélé que 58 % des excès de vitesse verbalisés en France étaient en réalité des dépassements de moins de 5 km/h et que la Cour des Comptes appelle à changer urgemment de logiciel pour renouer avec une baisse de l’accidentalité routière.

« Les radars, encore les radars, toujours les radars ! Cela fait presque 20 ans qu’ils sont devenus l’alpha et l’omega de la politique de Sécurité routière, et près de 10 ans déjà qu’ils ne permettent plus aucune amélioration de la sécurité des usagers de la route ! Cherchez l’erreur… Nous, nous l’avons trouvée : les radars de vitesse ne verbalisent quasiment que des micro-excès de vitesse (58 % de moins de 5 km/h et plus de 90 % de moins de 20 km/h) involontaires et non-accidentogènes. Mais cette verbalisation à outrance rapporte gros à l’État – plus de 700 millions d’euros en 2021, rien que pour les amendes forfaitaires – et c’est finalement ce qui lui importe avant toute autre chose », résume Pierre CHASSERAY, délégué général de « 40 millions d’automobilistes ».

Ainsi, cette nouvelle mesure, prise en 2015 pour accompagner « la création de zones de contrôle de la vitesse […] au sein desquelles des radars seront susceptibles d’être ou non présents » prévoit l’installation de pas moins de 22 000 nouveaux panneaux de signalisation de radars (en remplacement des anciens), qui ne permettent plus à l’automobiliste de savoir exactement où se situe un radar automatique, ni même d’ailleurs s’il circule sur une route réellement équipée d'un radar. « Il y a donc clairement deux poids, deux mesures : d’un côté les usagers qui possèdent un assistant d’aide à la conduite et qui parviendront, la plupart du temps, à repérer le contrôle, et de l’autre les automobilistes qui n’en ont pas. Pour eux, le risque de se faire flasher pour quelques kilomètres heure de trop sera décuplé », poursuit Pierre CHASSERAY.

« En France, on préfère piéger les automobilistes et les sanctionner à tour de bras pour des infractions mineures non-accidentogènes, dont ils découvrent l’existence dans la boîte aux lettres plusieurs jours, voire plusieurs semaines plus tard. C’est écœurant et inacceptable, et il est urgent de mettre fin à tout cela, estime Rémy Rodriguez, Président de Mon Automobile Club. D’abord en réorientant radicalement la politique de la Sécurité routière vers la lutte contre l’alcool et les stupéfiants au volant, le téléphone tenu en main… qui sont des comportements infiniment plus accidentogènes que les petits excès de vitesse involontaires, ainsi que le soulignait le rapport de la Cour des Comptes sur l’évaluation de la Sécurité routière en juin 2021 ».

« 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club saluent la décision de prolonger la remise gouvernementale sur le prix des carburants au-delà du 31 juillet et appellent à une vaste réforme fiscale.

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Alors que les cours du pétrole brut et, parallèlement, les prix des carburants à la pompe continuent leur progression à la hausse – ces derniers flirtant à nouveau avec les 2 €/L – le Gouvernement a annoncé que la remise allant jusqu’à 18 cts€/L pour l’achat de carburants allait finalement être prolongée au-delà du 31 juillet, date à laquelle le dispositif devait prendre fin pour laisser la place à une aide plus ciblée, et donc moins avantageuse pour la grande majorité des automobilistes.

Aujourd’hui, jeudi 12 mai 2022, l’association « 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club saluent le geste gouvernemental, qu’elles estiment indispensable pour soulager le budget des usagers de la route en cette période économiquement difficile et incertaine. Les associations rappellent cependant que seule une vaste réforme de la fiscalité sur les carburants routiers permettrait d’aider significativement et durablement les ménages qui utilisent régulièrement leur véhicule motorisé pour se déplacer, soit plus de 30 millions de Français.

Aussi, « 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club proposent de réduire le taux de TVA impactant les carburants de 20 à 5,5 %, en tant que produits de première nécessité ; cela permettra une économie substantielle pour les consommateurs. Pour compenser la « perte » de recettes pour l’État, il est possible d’appliquer une légère hausse (+7 cts€) sur le montant de la TICPE, de façon à préserver les revenus fiscaux pour les finances publiques. Concrètement, cela permettrait une réduction de 13 à 15 cts€ du prix du litre à la pompe.

Élections législatives : « 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club interpellent les candidats-députés sur le sort des usagers de la route

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Une fois de plus, les automobilistes auront été les grands oubliés de la campagne électorale présidentielle. Les problématiques relatives à la mobilité sont pourtant particulièrement présentes dans l’actualité et génèrent de nombreuses tensions au sein de la société. De plus, 1 Français sur 3 avait indiqué son intention de tenir compte des propositions des candidats en matière de défense des automobilistes avant de glisser son bulletin dans l’urne (selon un sondage CSA / « 40 millions d’automobilistes » réalisé en février 2022).

Aussi, pour que le sort des automobilistes ne soit pas négligé par les politiques publiques au cours des prochaines années, l’association « 40 millions d’automobilistes » envoie aujourd’hui, lundi 2 mai 2022, une lettre ouverte à l’attention des députés et des candidats à l’élection législative qui se tiendra les 12 et 19 juin prochains, dans laquelle elle porte à leur connaissance leurs principaux sujets de préoccupation (baisse du pouvoir d’achat, difficultés d’accès à la mobilité, inquiétudes quant à la mise en place des ZFE) et les interpelle sur la nécessité de prendre en compte leurs revendications (baisse de la TVA sur les carburants, retour des 90 km/h sur les routes secondaires…). Mon Automobile Club s’associe à ce courrier.

Le courrier diffusé aujourd’hui est consultable ci-dessous et téléchargeable en cliquant ici:

Lettre 40M

SECURITE ROUTIERE : 58 % DES EXCES DE VITESSE VERBALISES EN FRANCE SONT INFERIEURS A 5 KM/H !

 

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40 Millions d'Automobilistes et Mon Automobile Club dénoncent une politique injuste basée sur la rentabiolité du système radar.

Dans une question écrite adressée au ministère de l’Intérieur il y a près d’un an, la sénatrice (LR) du Var Françoise DUMONT s’interrogeait sur le nombre de verbalisations concernant les excès de vitesse inférieurs à 10 km/h. Il s’agit en effet d’un sujet hautement sensible pour les automobilistes, victimes d’une répression à outrance des dépassements de la limitation de vitesse depuis le développement du système de contrôle-sanction automatisé dans les années 2000.

Et la réponse apportée à la Sénatrice la semaine dernière – bien que sans surprise – a de quoi choquer. Si l’on savait déjà que la grande majorité des excès de vitesse sanctionnés par les radars automatiques étaient compris entre 1 et 20 km/h (95 % en 2020), aucune précision n’était donnée jusqu’alors sur les petits dépassements. Or, le ministère de l’Intérieur a ainsi révélé pour la première fois que 58 % des contraventions pour excès de vitesse sont adressées pour des dépassements de… moins de 5 km/h de la vitesse maximale autorisée !

Aujourd’hui, mercredi 27 avril 2022, « 40 millions d’automobilistes » dénonce une politique de verbalisation à outrance, qui s’exerce injustement à l’encontre d’une majorité d’automobilistes raisonnables et responsables pour des infractions mineures au Code de la route et non-accidentogènes. L’association milite pour plus de souplesse dans l’application de la politique de répression des petits excès de vitesse et demande depuis de nombreuses années que les peines sanctionnant les petits excès de vitesse hors agglomération soient plus mesurées et plus justes, au regard de la moindre dangerosité qu’ils représentent.

La France est le seul pays européen à sanctionner aussi sévèrement ces petits dépassements de la limitation de vitesse, souvent involontaires et quasiment jamais accidentogènes : amende forfaitaire de 68 € et retrait d’un point sur le permis de conduire pour les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h pour une limitation de vitesse supérieure à 50 km/h et amende forfaitaire de 135 € et retrait d’un point sur le permis de conduire pour les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h pour une limitation de vitesse inférieure à 50 km/h.

« La première conséquence, c’est que des sommes faramineuses sont ponctionnées chaque année injustement dans la poche des automobilistes au prétexte de la sécurité routière.Mais en réalité, cette politique de verbalisation outrancière ne favorise absolument pas l’amélioration de la sécurité des usagers – la preuve, c’est que malgré la multiplication du nombre de radars et des contraventions pour excès de vitesse, la mortalité routière n’a plus diminué significativement depuis 2013 – et ne sert finalement qu’à renflouer les caisses de l’État », commente Pierre CHASSERAY, délégué général de « 40 millions d’automobilistes ».

La seconde conséquence, dramatique, c’est le rejet massif de la politique mise en œuvre par la Sécurité routière, parce qu’aux yeux des usagers, celle-ci ne consiste qu’à sanctionner toujours plus durement les petits excès de vitesse, sans jamais s’attaquer aux véritables causes des accidents. La Sécurité routière est ainsi devenue un organisme profondément impopulaire, qui ne suscite que le mépris et la défiance, alors qu’elle devrait remporter l’adhésion de tous.

« En France, on préfère piéger les automobilistes et les sanctionner à tour de bras pour des infractions mineures non-accidentogènes, dont ils découvrent l’existence dans la boîte aux lettres plusieurs jours, voire plusieurs semaines plus tard. C’est écœurant et inacceptable, et il est urgent de mettre fin à tout cela, estime Rémy Rodriguez Président de Mon Automobile Club. D’abord en réorientant radicalement la politique de la Sécurité routière vers la lutte contre l’alcool et les stupéfiants au volant, le téléphone tenu en main… qui sont des comportements infiniment plus accidentogènes que les petits excès de vitesse involontaires ».

L’association rappelle qu’en juin 2021, un rapport d’évaluation de la politique de sécurité routière réalisé et publié par la Cour des Comptes estimait qu’il était indispensable de changer radicalement et urgemment de logiciel pour renouer avec une baisse sensible et durable de la mortalité routière, la politique du « tout-radar » ne permettant plus depuis bien longtemps d’atteindre les objectifs visés